Biogaphie


Trente-neuf ans de déclenchement ...

 

Tout débute en 1980, quand pour mes huit ans je reçois un Ektra 200. Ce petit Kodak va m’accompagner pendant près de cinq ans, et sans vraiment m’en rendre compte, ma façon de voir ce qui m'entoure se modifie peu à peu.

Durant l’été 85, une tante lithographe et photographe me tend un appareil des années soixante. Avec ce premier 24x36, je vais découvrir les innombrables possibilités du reflex, mais aussi son apprentissage jalonné de déconvenues. Dans la seconde moitié des années quatre-vingt, je pars en Italie avec un Minolta pour m’initier à la photographie d’architecture et de rue. En Allemagne, en Autriche, en Bavière et en Suisse au paysage.

A dix-neuf ans, je fais la rencontre d’une jolie anglaise, ex-mannequin haute couture, et d’un photographe de talent. Tous les deux me donnent la possibilité de découvrir le monde de la mode, et surtout, d’appréhender un regard artistique de l’image. Je shoot mes premiers modèles et débute à cette même période le noir et blanc.

En 1992, la route de Lou croise la mienne. Partageant ma vie en devenant ma compagne et ma muse, elle sera à l’origine de la première partie de mes plus beaux clichés.

Pendant plus de vingt ans, je vais conjuguer écriture, musique et photographie. Voyageant là où l’inspiration m’emporte, vivant au jour le jour, sans vraiment me soucier du lendemain … 

Après plusieurs années d’études et de recherches, 2017 voit la naissance d’une nouvelle orientation de travail. La féminité et la nature, mes deux thèmes de prédilections, seront désormais empreints d’impressionnisme, de pictorialisme ou encore de surréalisme. 

L’automne de cette même année, je retrouve la photographie de rue, le réalisme poétique. Instant d’existence de la vie quotidienne, de notre époque qui disparaît lentement, alors qu’une nouvelle est d’ores et déjà présente.

Fin 2018, je m’installe dans un petit village du Tarn situé non loin de Toulouse. L’ouverture de l’atelier actuel se fera au printemps suivant, avec des procédés classiques comme l’argentique, mais également alternatifs et anciens, tel que l’émulsion Polaroid, la gomme bichromatée, le Gumoil, le tirage à l'encaustique ou le tirage aux poudres. Tout en conservant les techniques d’origines, les chimies sont modifiées afin que leurs impacts sur l’environnement soient ramenés au niveau le plus bas. 

Depuis ce mois de juillet 1980, j'ai tenu en mains des dizaines de boîtiers, pris des milliers de clichés, parcouru la France, voyagé à l'étranger, travaillé avec de merveilleux modèles, croisé de talentueux artistes, eu l’immense privilège d’avoir une sublime muse … Mais que ce soit avec les procédés du début de la photographie ou certains bien plus récents, tant que la lumière n'a pas été apprivoisée, on ne peut pas photographier. 

 

On ne peut pas peindre avec elle …